2026-10-02 : [JAZZ] Nirek Mokar - Piano Boogie Woogie
Le jeune génie du boogie-woogie enflamme depuis plusieurs saisons les nuits du légendaire Caveau de la Huchette à Paris et se produit désormais dans les meilleurs festivals de jazz. Pas de doute : Nirek Mokar est bien le Mozart du Boogie-woogie ! Après son concert à la salle Pleyel, retrouvez-le à la Sirène.
Nirek Mokar
Nirek Mokar s’est formé au contact direct de la scène jazz parisienne, en fréquentant dès son plus jeune âge les clubs de la capitale. Cette immersion lui a permis d’apprendre le piano en autodidacte, en observant les doigtés et les structures harmoniques des musiciens internationaux de passage au Paris Boogie Speakeasy. Il propose une lecture du répertoire qui s'appuie sur la précision rythmique et les codes historiques du genre, tout en y intégrant des éléments de Swing et de Rhythm & Blues.
Nirek Mokar par François Zimmermann
Le Boogie-Woogie
Le Boogie-Woogie, style qu’il affectionne particulièrement, est une branche du Blues qui s’est développée au piano dans les communautés afro-américaines au début du XXe siècle. Sa principale caractéristique technique réside dans l’indépendance des deux mains : la main gauche assure une ligne de basse répétitive et métronomique, souvent basée sur des figures de croches constantes, tandis que la main droite exécute des mélodies syncopées, des riffs et des trémolos. Cette structure transforme l’instrument en une unité rythmique complète, capable de produire une sonorité dense sans accompagnement additionnel.
Dans ses interprétations, Nirek Mokar restitue les formes classiques du genre, notamment la structure du blues en 12 mesures, tout en travaillant sur la vélocité et l'articulation des phrasés. Sa démarche consiste à maintenir vivante une pratique instrumentale exigeante, née dans les "barrelhouses" et popularisée par des figures comme Albert Ammons ou Pete Johnson. Ce concert offre ainsi un éclairage sur un pan spécifique de l'histoire du piano jazz, où la dimension percussive de l'instrument est mise au service d'une musique construite pour le mouvement et l'interaction avec le public.
2026-10-16 : [JAZZ] Giovanni Mirabassi - Più Avanti !
Fidèle ami de la Maison de la Sirène, Giovanni Mirabassi, né à Pérouse en 1970 et installé à Paris depuis 1992, est un pianiste de jazz au jeu d'un profond lyrisme. Influencé par Bill Evans et le "bel canto", il privilégie la mélodie et l'émotion, développant un style romantique et virtuose.
Giovanni Mirabassi
Né à Pérouse en 1970, le pianiste Giovanni Mirabassi s’installe à Paris en 1992. Il y rejoint une communauté active de musiciens italiens, côtoyant Paolo Fresu, Stefano di Battista ou Aldo Romano, tout en bénéficiant des conseils du maître classique Aldo Ciccolini. Autodidacte au style forgé par l'écoute de Bill Evans et Enrico Pieranunzi, il pose les jalons de sa discographie en 1998 avec l'album en trio Architectures. Sa carrière prend une dimension internationale en 2001 avec l'album solo "Avanti !". Délaissant les standards habituels, il y réinterprète des chants de liberté et des hymnes partisans du monde entier. Ce projet lui vaut une Victoire du Jazz. Il poursuit cette exploration du piano seul à travers Cantopiano en 2006, dédié à la chanson française, puis Adelante ! en 2011, enregistré à Cuba. Parallèlement à son travail en solitaire, Giovanni Mirabassi multiplie les rencontres. De 2008 à 2012, il anime un trio régulier avec Gianluca Renzi et Leon Parker, produisant notamment l'album Terra Furiosa. Il explore également des textures instrumentales variées, du trio aérien avec trombone et bugle récompensé par le Prix de l’Académie du Jazz en 2003, au quartet avec le vibraphoniste Stefon Harris sur l'album No Way Out. Au fil des ans, il partage la scène et le studio avec des figures majeures telles que Michel Portal, Henri Texier, André Ceccarelli ou le saxophoniste Guillaume Perret.
Giovanni Mirabassi
Più Avanti !
En 2001, Giovanni Mirabassi réalise un rêve adolescent : réinterpréter les chants révolutionnaires qui ont marqué sa vie. Avec “Avanti!”, seul à son piano, l’artiste signe le manifeste de sa carrière. Contre toute attente, le projet rencontre un succès fulgurant (70000 exemplaires vendus) et impose le pianiste italien en figure majeure de la scène musicale internationale. Porté par cet élan, Giovanni reçoit en 2002 la Victoire du Jazz et le Django d’Or. Indisponible à la vente depuis 2005, le disque n’a pourtant jamais cessé d’exister, d’être transmis et demandé. 25 ans après la naissance (et la disparition) de cet album mythique, Giovanni Mirabassi revisite enfin ces compositions avec l’expérience, la maturité et la technique qu’il avait toujours envisagées. “Più Avanti!”, c’est le chef d'œuvre d’une vie construite par la résilience. “Je devais continuer, pour la beauté du geste !”
El Pueblo Unido Jamás Será Vencido - Le Chant des Partisans - Ah ! Ça Ira - Le Temps des Cerises - Hasta Siempre - Je Chante Pour Passer Le Temps - Sciur Padrun - El Paso del Ebro - Asim Bonanga - La Butte Rouge - Addio Lugano Bella - Jonny I Hardly Knew Ye - Bella Ciao - Imagine - My Permanent Rebellion - Plaine, Oh Ma Plaine
2026-11-06 : [CLASSIQUE] Laurent Korcia et Henri Barda - Rencontre
Le mot "rencontre" est parfois utilisé à l'excès dans le milieu musical. Ici, il prend tout son sens : Laurent Korcia et Henri Barda, malgré une admiration mutuelle de longue date, n'avaient encore jamais croisé leurs archets et claviers. Pour l'inauguration de sa nouvelle salle, la Maison de la Sirène crée l'événement en provoquant ce duo de générations inattendu entre deux sommités françaises : la fougue de ces deux fortes personnalités promet un moment inédit !
Laurent Korcia - violoniste
Né en 1964, Laurent Korcia est un violoniste français formé au CNSM de Paris par Michèle Auclair. Premier Grand Prix du Concours international Jacques Thibaud, il mène une carrière de soliste international sous la direction de chefs tels que Charles Dutoit ou Daniele Gatti. Son répertoire éclectique s'étend du classique au jazz, marqué par des enregistrements primés (Victoires de la Musique, Diapason d'Or). Il enseigne actuellement à l'École Normale de Musique de Paris et joue sur un Stradivarius de 1719, le « Zahn », prêté par le groupe LVMH.
Laurent Korcia par Elodie Crebessa
Henri Barda - pianiste
Né au Caire en 1941, le pianiste français Henri Barda s'est formé auprès d’Ignace Tiegerman avant de se perfectionner au CNSM de Paris avec Lazare-Lévy et à la Juilliard School de New York. Sa renommée internationale l'a conduit à se produire sur les plus grandes scènes mondiales, du Japon aux États-Unis. Il est un récitaliste et chambriste très recherché. Outre un Grand Prix du Disque pour son intégrale des Sonates de Chopin, sa discographie a obtenu les plus hautes récompenses de la presse internationale. Parallèlement à sa carrière de concertiste, il a transmis son exigence musicale comme professeur au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et à l'École Normale de Musique.
Henri Barda par Jean-Baptiste Millot
La rencontre
Pour cette rencontre historique, Laurent Korcia et Henri Barda ont choisi un programme emblématique. De la clarté lunaire de Debussy aux accents jazzy de la maturité de Ravel, le concert culminera avec le lyrisme flamboyant de la sonate de César Franck. Trois œuvres majeures pour deux interprètes d'exception.
Sonate pour violon et piano en sol mineur (1917) de Claude Debussy - Sonate pour violon et piano n°2 en sol majeur (1927) de Maurice Ravel - Sonate pour violon et piano en la majeur (1886) dédiée à Eugène Ysaÿe de César Franck
Invitée des scènes les plus prestigieuses, Jodyline s'est imposée comme une artiste coloriste d'exception ! Elle déploit un univers d'une poésie rare où la virtuosité s'efface toujours au profit de l'émotion et de la narration.
Jodyline Gallavardin
Invitée des scènes les plus prestigieuses — de la Roque d’Anthéron à la Folle Journée de Nantes, en passant par le Festival Radio France et l’Opéra de Limoges — Jodyline Gallavardin porte son art par-delà les frontières, du Brésil au Turkménistan. Elle est Artiste Yamaha et Prix de la Maison Villevert 2025. Chambriste passionnée, elle partage la scène avec des partenaires tels qu’Anastasia Kobekina ou ses complices de longue date, tout en transmettant sa passion à travers l'enseignement. Jodyline Gallavardin s'est imposée sur la scène pianistique comme une coloriste d'exception. Son jeu, salué pour son épaisseur sonore et ses « reflets mordorés », déploie un univers d’une poésie rare où la virtuosité s’efface toujours au profit de l’émotion et de la narration. Loin des sentiers battus, Jodyline Gallavardin, conçoit ses récitals comme des voyages intérieurs. Son premier disque, Lost Paradises (2022, Scala Music), véritable manifeste esthétique mêlait Schubert, Sibelius et Granados. Il a suscité un enthousiasme unanime : Choc de Classica, 5 Diapasons, Qobuzissime et les éloges du journal Le Monde. En novembre 2025, Jodyline confirme cette singularité avec son nouveau disque, “Nuit blanche" qui a reçu 5 diapasons de Diapason Magazine, est Disque du jour sur France Musique et est salué par France Inter. Jodyline Gallavardin a été formée au CNSMD de Lyon dans la classe de Marie-Josèphe Jude, puis a enrichi sa réflexion musicale à l’Accademia d’Imola ainsi qu’au Ingesund Piano Center, au cœur des paysages suédois. Ce lien avec la nature et les grands espaces imprègne sa sensibilité. Elle est lauréate des Fondations Banque Populaire, Safran et Société Générale, et a également été distinguée par le « Prix Spécial Bach » au Nordic Piano Competition et par plusieurs prix de l’Académie Ravel.
Jodyline Gallavardin par Nicolas Mathieu
Déodat de Séverac : Les Naïades et le faune indiscret - Claude Debussy : Clair de lune Images, second cahier - Nikolaï Medtner : Fairy tales - Alexandre Scriabine : Sonate-fantaisie n°2 - Maurice Ravel : Daphnis et Chloé (extraits)* *Sous réserve de modifications
Chez les Pascal, Denis, Alexandre et Aurélien, la musique se pratique en famille.
Ils se rapprochent par leur luminosité du Beaux Arts Trio, et par leur lisibilité des Wanderer. Leur légèreté, leur équilibre et leur lyrisme vous transporteront. La musique de chambre à son sommet !
La famille Pascal
Chez les Pascal, la musique se pratique en famille. On ne présente plus le père, Denis Pascal, pianiste d'exception tant en soliste qu’en partenaire apprécié de musique de chambre, qui a mis en route un cycle d'enregistrements de Schubert pour le label La Música dont le troisième volume paraîtra sous peu, et professeur parmi les plus estimés du Conservatoire National Supérieur de Paris. Les mélomanes connaissent aussi déjà bien son fils Aurélien Pascal, l'une des étoiles les plus brillantes de la nouvelle génération du violoncelle français, qui a triomphé au Concours International Feuermann en 2014 à la Philharmonie de Berlin en remportant le Grand Prix, le Prix Spécial du Public et le Prix de la meilleure interprétation du concerto d’Ernst Toch – entre autres ! – et qui se produit aujourd’hui dans le monde entier en soliste avec les orchestres les plus prestigieux. Il a livré en 2019 un CD « All’Ungarese » (La Música) unanimement salué par la critique, récompensé d’un CHOC de Classica et d’un Diapason Découverte. Mais la famille compte aussi un violoniste, Alexandre Pascal, d’un an l’aîné d’Aurélien, Révélation Classique ADAMI et Lauréat de la Fondation Banque Populaire, qui a pour sa part travaillé auprès d’Olivier Charlier au CNSM avant de se perfectionner avec Augustin Dumay à la prestigieuse Chapelle Reine Elisabeth, et qui se produit désormais dans les salles et festivals les plus réputés.
Le ténor Yves Bandenbussche est un habitué de la Maison de la Sirène. Il nous revient pour finir l’année avec un programme
entièrement inédit, en création et avec ses comparses Simo Dégremont et Florent Sepchat.
Séville, Tango, Venise est une odyssée musicale où l'élégance de la guitare baroque, la passion de l'accordéon et la voix s'unissent
pour abolir les frontières.
Séville, Tango, Venise
Entre l'élégance du baroque européen, la mélancolie du tango et la ferveur des chants populaires du Sud, cette création propose une expérience immersive et festive. Un lien vibrant entre les époques, conçu pour toucher l'âme et provoquer la danse des cœurs.
2027-01-29 : [MUSIQUE DU MONDE] Duo Anassor - Improvisations persanes...
Sajad Kiani et Julien Lahaye improvisent selon les codes de l’Art persan, comme une allégorie de ce que
sont pour nous les éléments qui nous composent… l’énergie naît ici du mélange de parcours et nous emporte.
Sajad Kiani
Sajad Kiani est un musicien originaire de Téhéran en Iran. Il joue du Setâr, qui est un instrument fabuleux, aux mille couleurs et aux sonorités ensorceleuses. Un petit luth qui a une grande et longue histoire, depuis les temps des dynasties des grands Rois Sassanides, qui ont contribué au renom de son pays, jusquʼà nos jours. Un petit Luth qui unit les peuples, du Bosphore à la vallée de lʼIndus. En Iran il est un artiste reconnu pour son art musical et pour son travail de composition. Il a ainsi pu collaborer avec des réalisateurs et metteurs en scène iraniens et évidemment les plus brillants musiciens de son pays et d'ailleurs et se produit à l'internation
Julien Lahaye
Julien Lahaye, musicien percussionniste spécialiste des percussions d’Iran, enchaîne les collaborations avec des musiciens de haut-rang et a la chance de se produire dans de nombreux pays, sur plusieurs continents, aux côtés de musiciens issus de tous les horizons. À ses yeux les percussions offrent des univers chromatiques d'une innie richesse. Ainsi, chacun des répertoires qu'il est amené à explorer lui donne l'occasion de renouveler sa palette. Ces compositions étant également des opportunités d'aller toujours plus loin dans une recherche menée sur les langues musicales. Le Tombak est son instrument principal, mais il aime également utiliser toutes sortes de tambours sur cadre moyen-orientaux tels le daf, les bendirs ou le riqq.
2027-02-12 : [JAZZ - MUSIQUE DU MONDE] Marius Preda - The Man of Romania (Cymbalum)
Extraordinaire virtuose du cymbalum, Marius Preda a collaboré avec les plus grands musiciens de jazz ou de musique de
film. Son répertoire éclectique intègre des éléments de musique folklorique roumaine et de jazz classique. Vous allez adorer.
Marius Preda
Marius Preda a été profondément influencé par la musique traditionnelle roumaine et, plus particulièrement, par les lăutari (musiciens traditionnels) de son pays, dont il a fait partie dès son plus jeune âge. Né dans une famille de Lăutari en Roumanie, il a appris à chérir et à comprendre la musique comme un don divin, ce qui lui a donné le courage de rêver à l’impossible : devenir le premier joueur de cymbalum jazz au monde ! Et il l’est devenu ! À seulement 16 ans, Marius Preda a été invité à effectuer une tournée aux Pays-Bas en tant qu'invité spécial du grand flûtiste de pan Nicolae Pîrvu. Cette opportunité lui ouvre les portes du Conservatoire Royal de La Haye, où il étudie le jazz et le vibraphone. Il en sort diplômé avec les honneurs, gagnant au passage le surnom de « Tigre du Conservatoire » grâce à sa virtuosité et son énergie débordante. Au cours des vingt dernières années, Preda a collaboré avec des géants de la scène internationale tels que Arturo Sandoval et Mike Stern, Vladimir Cosma et Didier Lockwood, Gheorghe Zamfir (avec qui il a eu le privilège de partager la scène), le Rosenberg Trio, et bien d'autres. Cette trajectoire internationale lui a permis d’élargir ses horizons pour devenir un artiste global, naviguant avec aisance entre les genres et les traditions sans jamais sacrifier son authenticité.
Marius Preda
The Man of Romania
À chaque concert, il poursuit sa mission : faire rayonner la culture et les traditions musicales roumaines en les intégrant dans une mosaïque mondiale d'innovation. « Le Phénomène Preda » n'est pas qu'un simple concert ; c'est un voyage musical qui transcende les époques et les styles, une célébration de l'innovation et de la collaboration, apportant une émotion pure et une authenticité rare sur scène.
2027-02-26 : [CLASSIQUE] Hélène Schmitt et Antoine de Groslée - Ladies
Une semaine seulement avant le récital identique qu'ils donneront à la Philharmonie de Paris, Hélène Schmitt et Antoine de
Groslée proposent en avant-première à la Maison de la Sirène le passionnant programme “Ladies” récemment enregistré
pour le label Aeolus.
Ladies
Elles sont six, et leur musique mérite de résonner à nouveau. Amy Beach, première compositrice américaine consacrée par un orchestre majeur, déploie un lyrisme puissant empreint de romantisme tardif, quand Lili Boulanger, figure tragique et lumineuse, captive par son langage d’une densité rare, modelé par la maladie et l’urgence de créer. Si Cécile Chaminade fut une virtuose du piano adulée de son vivant, Rebecca Clarke, altiste de génie, a l’art de ciseler des atmosphères troublantes. Enfin, Florentine Mulsant, voix contemporaine dont l’écriture se nourrit de spiritualité, laisse le dernier mot à Pauline Viardot, cantatrice légendaire, amie de Chopin et compositrice féconde : une femme au carrefour de toutes les avant-gardes de son temps.
Ce programme de "Petites Pièces" propose une immersion dans l'effervescence musicale de la fin du XIXe siècle et des Années Folles. À travers les œuvres de six compositrices, le programme forme un "miroir-mosaïque" des grands courants esthétiques du XXe siècle, oscillant entre romantisme et modernité. L'intention principale est de rendre hommage à ces femmes, souvent célébrées de leur vivant puis injustement oubliées par l'Histoire. Le répertoire explore le genre de la pièce de salon (ou mélodie sans paroles), où la brièveté n'exclut ni l'intensité, ni la maîtrise technique. En incluant Florentine Mulsant, contemporaine des interprètes et "fille spirituelle" des cinq autres compositrices, ce programme crée un pont temporel reliant le passé au présent. C’est une invitation à redécouvrir des destins universels à travers une poésie musicale objective et sensible.
Œuvres d’Amy Beach, Lili Boulanger, Cécile Chaminade, Rebecca Clarke, Florentine Mulsant et Pauline Viardot
2027-03-12 : [CLASSIQUE] Vincent Le Tortorec et Louise Walspeck - In femina veritas
A l'occasion de la Journée Internationale des Droits de la Femme, Vincent Le Tortorec et Louise Walspeck dédient ce concert aux compositrices : Louise Farrenc, Nadia Boulanger, Fanny Mendelssohn-Hensel et bien d'autres femmes de talent seront mises à l'honneur ce soir.
Vincent Le Tortorec et Louise Walspeck
La patronne est davantage qu’une habituée de la Maison de la Sirène : elle vous sert le café et joue à domicile, tout comme son partenaire régulier au violoncelle Vincent le Tortorec : leur duo a été fondé en 2022 ! Ils reviennent avec un programme inédit et dédié aux compositrices. - Louise Walspeck a été formée auprès de Pascal Gaillard au CRD de Calais et de David Hudry en CPGE, elle est titulaire d'un master de Lettres Modernes, d'un diplôme d'écrivain public et co-gère actuellement la Maison de la Sirène. - Vincent Le Tortorec a obtenu des diplômes supérieurs en violoncelle, musique de chambre et orchestre aux Conservatoires de Rennes, Paris et Rueil-Malmaison. Il s’est orienté vers la pédagogie et enseigne le violoncelle et les pratiques collectives à l’École des Arts d’Avranches. Depuis 2018, il dirige le chœur et l’orchestre de l’Ensemble Vocal et Instrumental de la Baie. Il est également le violoncelliste du Trio BoWind et Directeur Artistique de l’Ensemble Vocal et Instrumental de la Baie.
Louise Farrenc (1804 – 1875) Sonate pour piano et violoncelle en si bémol majeur, op. 46 - Composée en 1857 (et publiée en 1861). C'est d'ailleurs sa toute dernière œuvre de musique de chambre.
Fanny Mendelssohn Hensel (1805 – 1847) Sonata o Fantasia en Sol mineur pour violoncelle et piano, H.238 - Composée <br>en 1829. Elle a écrit cette pièce spécifiquement pour son jeune frère, Paul Mendelssohn, qui était un violoncelliste amateur passionné.
Nadia Boulanger (1887 – 1979) 3 pièces pour violoncelle et piano - Composées entre 1911 et 1913 (publiées en 1914). À l'origine, deux de ces pièces étaient écrites pour orgue avant qu'elle ne les arrange pour violoncelle.
Anna Priscilla Risher (1875 – 1946) - Romanza pour violoncelle et piano Publiée en 1927 (chez l'éditeur Arthur P. Schmidt).
Marie Élisabeth, Prinzessin von Sachsen-Meiningen (1853 – 1923) Wiegenlied (Berceuse) pour violon ou violoncelle et piano - Publiée en 1883 (chez l'éditeur Leuckart à Leipzig). C'est l'une des œuvres les plus célèbres de cette princesse musicienne, qui a beaucoup soutenu Johannes Brahms et Max Reger.
Le programme de nos deux invités est une initiative à la fois artistique et mémorielle, pour redonner
voix aux compositeurs majeurs que la Shoah a voulu effacer. Le pianiste Dimitri Malignan s'y consacre
depuis plusieurs années.
Lily Arbisser par Arielle DonesonDimitri Malignan par Jean-Baptiste Millot
Missing Voices
Missing Voices a été créé en 2020 par le pianiste français Dimitri Malignan, pour promouvoir célébrer les compositeurs juifs de musique classique assassinés au cours de la Shoah. Ces compositeurs ont subi une double peine: leurs vies ont été arrachées dans les conditions les plus atroces et leur musique a ensuite été complètement oubliée. Missing Voices organise des concerts, des conférences, des expositions et enregistre leur musique. L’un des jeunes pianistes français les plus singuliers actuellement, Dimitri Malignan s’emploie inlassablement à mettre en lumière la perte irréparable de ces artistes talentueux,et à réparer le terrible oubli qui a entouré leurs noms pendant 80 ans.
Johnny & Jones (Amsterdam, 1916 & 1918 - Bergen-Belsen, 1945) - Westerbork Serenade (1944)
Marjo Tal (La Haye, 1915 - Jerusalem, 2006) - La Chanson fatale (1950) et autres mélodies
Henry Malineanu (Bucarest, 1920 - Bucarest, 2000)* - Sélection de mélodies en roumain et français
Et une sélection de chansons de… George Gershwin (The Man I love, Blah Blah Blah, By Strauss, Mischa Jascha Toscha <br>Sascha...), Kurt Weill (Je ne t’aime pas, le Train du Ciel, My Ship, One Life to Live, It never was you...), Irving Berlin (Cohen owes me 97 dollars)...
2027-04-09 : [JAZZ - MUSIQUE DU MONDE] Renaud Garcia-Fons et Claire Antonini - Farangi
Farangi, c’est “l’étranger” en persan, le voyageur venu d’Occident, souhaite célébrer et partager ce lien naturel, le plaisir de
l’âme qui relie les musiques entre elles, telle une langue universelle parlant au cœur de chacun.
Renaud Garcia-Fons et Claire Antonini
Renaud Garcia-Fons & Claire Antonini, deux musiciens atypiques, ont créé ce duo il y a déjà plusieurs années. Il s’est enrichi au fil du temps, chacun y apportant les résonances de son parcours et de sa passion pour la musique ancienne, le jazz et les musiques d’Orient. Il en résulte une vision innovante de la rencontre des musiques d’Orient et d’Occident.
Claire Antonini et Renaud Garcia-Fons par Solène Person
Farangi
Le répertoire ici est essentiellement constitué de compositions originales, dix-neuf courtes pièces et autant de miniatures qui racontent un itinéraire imaginaire, à la croisée de différentes cultures. La contrebasse se fait ney, le théorbe se fait setar, les deux instruments font entendre leur voix, la riche combinaison de leurs timbres et de leurs modes de jeux dans des orchestrations sans cesse renouvelées. Le goût prononcé pour la mélodie, le balancement propre aux rythmes des traditions anciennes, l’expression modale, confèrent à ce projet sa signature originale.
2027-04-23 : [CLASSIQUE] Elsa Grether et Ferenc Vizi - Granada
Turina et ses élégances andalouses, Rodrigo et ses nostalgies bleues, Falla et ses danses de feu… Autant de
paysages imaginaires comme autant d'Espagne révélées.
De ce programme, Elsa Grether et Ferenc Vizi, que les habitués de la Maison de la Sirène ont déjà pu y
entendre, ont fait un disque, récemment paru.
Granada
Elsa Grether et Ferenc Vizi explorent l’âme espagnole à travers un programme mêlant chefs-d’œuvre et raretés. Entre folklore ibérique et avant-garde, chaque pièce révèle une identité unique.
Joaquín Nin (1879 – 1949) : Andaluza (extraite de la Suite espagnole) - Composée en 1923.
Joaquín Turina (1882 – 1949) : El poema de una sanluqueña, op. 28 (pour violon et piano) - Composée en 1923 (et publiée en 1924).
Joaquín Rodrigo (1901 – 1999) : Sonata pimpante (pour violon et piano) composée en 1966.
Manuel de Falla (1876 – 1946) : Pantomime (extraite du ballet El amor brujo) - Composée en 1915 pour la version originale (et révisée en 1925). <br>Suite populaire espagnole (adaptation pour violon et piano par Paul Kochanski) - Adaptée en 1925 (à partir des Sept chansons populaires espagnoles composées à l'origine en 1914).
Enrique Granados (1867 – 1916) : Andaluza (la numéro 5 des 12 danzas españolas) - Composée entre 1888 et 1890.
Pablo de Sarasate (1844 – 1908) : Carmen fantasy (Fantaisie sur Carmen), op. 25 - Composée en 1882.
Xavier Montsalvatge (1912 – 2002) : Lullaby (Canción de cuna para dormir a un negrito, extraite des Cinco canciones negras) composée en 1945 (puis arrangée plus tard pour divers instruments comme le violon ou le violoncelle et piano).
2027-05-14 : [CLASSIQUE] Isabelle Dabek et Jasmina Kulaglich
Comme mise en lumière progressive, les œuvres de Claude Debussy, Philippe Gaubert et Cécile Chaminade explorent des paysages
sonores empreints de subtilité et de raffinement. Entre lignes chantantes et textures délicates, elles prolongent à leur manière
l’héritage du chant schubertien, où la mélodie semble surgir naturellement, comme portée par le souffle de l’instant.
Chez Borodine, la musique s’ouvre à une expressivité plus terrienne et dansante, où la gravité et la légèreté se mêlent avec élégance,
conservant ce fil conducteur qui relie toutes ces œuvres autour d’un idéal commun : celui d’une musique de la nuance, de la
respiration et de la poésie.
Ce cheminement trouve son aboutissement dans la Sonate «Arpeggione» en la mineur, D.821, où Schubert déploie toute la richesse
de son langage : chaque arpège, chaque souffle, chaque silence semble raconter un monde intérieur.
Isabelle Dabek
Le jeu d'Isabelle Dabek se distingue par sa musicalité et sa recherche constante de couleurs. Formée auprès de Maxence Larrieu, elle a aussi étudié la musicologie à la Sorbonne et enrichi sa vision artistique lors de masterclasses avec des flûtistes de renom comme Emmanuel Pahud ou Michel Moraguez. Son vaste répertoire s'étend du baroque au XXIe siècle, avec une place centrale accordée à la musique de chambre.
Isabelle Dabek
Jasmina Kulaglich
Jasmina Kulaglich, née à Belgrade, possède une force intérieure et un lyrisme vibrant. Formée à l'école russe et auprès de Claudio Arrau et Georgy Sebök, elle est installée à Paris. Elle se produit régulièrement en récital, en musique de chambre ou en soliste avec de prestigieux orchestres à travers toute l'Europe. Lauréate de nombreux prix prestigieux en Serbie, elle a également été distinguée au concours Milosz Magin. Elle transmet son Art au Conservatoire Rachmaninov de Paris ainsi que lors de masterclasses internationales.
Jasmina Kulaglich
Claude Debussy (1862–1918) : « Syrinx »
Philippe Gaubert (1879–1941) : Nocturne et Allegro scherzando
Cécile Chaminade (1857–1944) : Concertino op. 107
Eugène Bozza (1905-1991) : « Image »
Francis Poulenc (1899-1963) : « Un joueur de flûte berce les ruines »
Alexandre Borodine (1833–1887) : Intermezzo et Mazurka
Franz Schubert (1797-1828) : Sonate « Arpeggione » en la mineur, D. 821
2027-05-28 : [CLASSIQUE] Jean-Paul Gasparian - Chopin et Ravel
Jean-Paul Gasparian
Né en 1995 à Paris de parents musiciens, Jean-Paul Gasparian est admis à l’unanimité au CNSM de Paris à 14 ans, où il obtient brillamment son Master en 2015. Jean-Paul a fait paraître en septembre 2024 son sixième album, le deuxième pour le label naïve. Entièrement consacré à la musique arménienne, Origins s'est vu décerner un Diapason d'or et recueille les éloges de la presse internationale (« A Musician of Enormous Imagination » - Gramophone).
Maurice Ravel
Valses nobles et sentimentales Composées en 1911. La création a eu lieu la même année, le 9 mai, lors d'un concert de la Société musicale indépendante où <br>l'œuvre était jouée de manière anonyme pour tester les réactions de la critique.
Sonatine Composée entre 1903 et 1905. Les deux premiers mouvements ont été écrits pour un concours musical. La création intégrale a été assurée par la <br>pianiste Paule de Lestang à Lyon en mars 1906.
Frédéric Chopin
Polonaise en do dièse mineur, op. 26 n° 1 Composée en 1835 (et publiée en 1836). Dédiée à son ami Josef Dessauer, elle marque un tournant vers un style <br>plus dramatique et intimiste de la polonaise.
Valse en la mineur, op. 34 n° 2 Composée en 1831 à Vienne (bien que publiée plus tard dans le recueil de 1838). Surnommée la valse « mélancolique », Chopin <br>la considérait comme sa valse préférée en raison de sa profondeur émotionnelle.
Mazurka en la mineur, op. 67 n° 4 Composée en 1846. C'est une œuvre posthume (publiée par son ami Julian Fontana en 1855) qui figure parmi les dernières <br>pages nostalgiques écrites par le compositeur.
Polonaise en la majeur, op. 40 n° 1 Composée en 1838 lors de son séjour à Majorque (et publiée en 1840). Surnommée la polonaise « militaire » en raison de <br>son caractère rythmique et héroïque, elle est dédiée à Julian Fontana.
Ces jeunes, à l'énergie folle, à l’aube d’une carrière professionnelle, vous emballeront avec leurs tubes
des années 40 à 60.
Et, pour cette première date, ils proposeront à la Maison de la Sirène un programme entre standards revisités
et compositions originales.
La revisite de standard étant un "rite de passage" pour les jazzmen, le groupe à donc décidé d'en faire son
premier concert. ! Ça va swinguer !
2027-07-02 : [MUSIQUE DU MONDE] Pierre Hamon - La Chacana
Multi-flûtiste , souffleur, compositeur, chercheur et …rêveur, Pierre Hamon est vraiment un artiste hors-normes, unique en son genre, on vous l’assure. Et il est, bien sûr, l'un des plus grands virtuoses actuels de la flûte et des instruments à vent anciens recherché pour sa personnalité exceptionnelle par les plus grands ensembles.
Pierre Hamon
Le parcours de Pierre Hamon n'est pas académique. Il est d'abord autodidacte, puis il se perfectionne auprès de Walter van Hauwe à Amsterdam et joue dans les ensembles de musique médiévale Guillaume de Machaut de Paris et Gilles Binchois. Après avoir participé depuis les années 1980, comme flûtiste à bec, au développement en France des musiques anciennes et particulièrement de la musique médiévale (membre de l’ensemble Gilles Binchois, co-directeur d’Alla francesca, initiateur de projets et enregistrements consacrés à l’œuvre de Guillaume de Machaut…), Pierre Hamon collabore d’une manière privilégiée et constante avec Jordi Savall depuis 1995. Pour approfondir sa démarche vers les musiques anciennes, il s’intéresse de près aux musiques traditionnelles d’Europe, puis des autres cultures. En 1998, il devient disciple du Pandit Hariprasad Chaurasia, grand maître de la musique hindoustanie et de la flûte bansurî. Sa recherche des gestes et sons fondamentaux de l’humanité, le mène vers l’univers des flûtes et civilisations pré-colombiennes et des traditions amérindiennes. En collaboration avec Esteban Valdivia son travail, qu'il nomme los pasos perdidos, recherche et met en valeur l'usage des différents instruments à vent précolombiens, il collecte également des mélodies amérindiennes. Un spectacle musical éponyme avec sa fille Ananda Brandão (voix et percussions) rassemblant musiques médiévales, traditions sud-américaines et civilisation précolombienne est produit dans différents festivals, Suisse, Angleterre, France en 2024-2025. Il est le compositeur et réalisateur de la musique originale du dessin animé long-métrage Pachamama de Juan Antin, produit par les studios Folivari (2018), nommé aux Césars 2019, et du court-métrage d'animation Jehanne d'Atam Rasho (2021), et de plusieurs documentaires, dont "l'école de tous les possibles" d'Anne Gautier .
La Chacana
« Soyez avant tout une bête de souffle » disait à sa manière provocante Franz Brüggen lors des classes de maître qu’il donnait à la fin des années 70... ou « un mystique du souffle », comme nous le proposent plusieurs traditions… Ce programme est donc une interrogation sur ce pouvoir originel de la musique générée par ce souffle « primal », qui peut amener à la transe, à la méditation comme à la jubilation, bâti sur ma nécessité à souffler et sur la quête universelle de l’instant présent… Invitation à la méditation et au rêve, Pierre Hamon vous propose un voyage par le souffle dans l’univers sonore des flûtes des anciennes civilisations de l’humanité : des flûtes doubles médiévales, descendantes directes des flûtes et Aulos de l’Antiquité grecque et romaine aux flûtes doubles et triples des civilisations anciennes du Mexique, de la flûte à 3 trous et tambour des ménestrels médiévaux, ayant survécu dans plusieurs traditions de France et d’Espagne, mais aussi chez plusieurs peuplades amérindiennes du Mexique au Pérou, qu’elles soient en os, en céramique, en roseau ou bambou, en bois, creusées (flûte d’amour des indiens des plaines d’Amérique du Nord), ou tournées (flûtes à bec occidentales)... pour séduire les vivants ou communiquer avec les esprits.